Faisant suite aux propos tenus
par Monsieur le Maire sortant, lors de sa réunion publique le 13 mars dernier,
rappelant que le Maire est un représentant de l’État et qu’il n’a pas à se
demander s’il doit appliquer ou non la loi, car la loi c’est la loi et elle
doit être appliquée, je tenais à rappeler que certes le Maire est un
représentant de l’État mais il est aussi et avant tout le représentant du
peuple, élu par le Conseil municipal, lui-même élu par le peuple : habitants
de son village qui lui font confiance pour servir et défendre au mieux leurs
intérêts. Il n’a pas été nommé par le Président comme Vincent Peillon, ministre
de l’Éducation Nationale.
La confiance que ces citoyens lui
ont apportée lors des élections municipales est essentielle et pour ma part, il
est du devoir du Maire et de son Conseil, lorsque qu’un décret, un projet de
loi ou même une loi, ne respecte pas le peuple de la remettre en cause à
l’instar de tous ces maires courageux qui osent encore s’opposer et représenter
le peuple. Ils sont de plus en plus nombreux, presque 2000 communes à ce jour.
Des communes qui font machine arrière
Crillon, une petite ville dans l'Oise (60)
Elle fut la première ville à
renoncer à l'application de la réforme des rythmes scolaires. Dès le 16
septembre dernier, soit 15 jours après la rentrée, le conseil municipal a en
effet décidé d'abandonner la mise en place de la semaine de 4,5 jours.
C'est la première commune mais ce
n’est pas la dernière, de loin !
Boves dans la Somme (80)
Les enfants de la commune de
Boves ont repris le chemin de l'école de 4 jours à partir du 04
novembre. En effet, seulement 2 mois après le début de la mise en place de la
réforme, cette commune a décidé, avec l'accord de l'inspection académique, de
suspendre provisoirement son application. La mobilisation des parents a mis au
pied du mur le maire de la commune. Les activités pédagogiques n'étant pas à la
hauteur et les problèmes d'organisation se multipliant, ce dernier a fait
machine arrière.
Des maires qui n’appliqueront pas la réforme
Christian Schoettl, maire de Janvry, le «
premier à avoir dit non » à la réforme des rythmes scolaires qualifie celle ci de “ mesurette sans courage et sans financement.”
C’est cette décision, prise à
l’unanimité du conseil municipal le 7 octobre, qui a mis sur le devant de la
scène Christian Schoettl. Et malgré la petite taille de sa
commune — 600 et quelques habitants — son nom est connu de tous ceux en
France qui s’opposent à cette réforme.
Ce vendredi, un an jour pour jour
après la signature du décret de Vincent Peillon, ministre de l’Education
nationale, Christian Schoettl est plus que jamais cité en exemple,
sur les réseaux sociaux, par les fédérations de parents d’élèves, et surtout
par les élus. Et pas seulement parce que le ministre l’a traité «
d’insurrectionnel ».
« Chaque jour, on reçoit en
moyenne cinq mails de mairies de toute la France, n’en revient toujours pas
Christian Schoettl. Ils nous demandent notre délibération, et ils nous
félicitent. C’est assez étourdissant. » Hélène Comoy, maire de
Poilly-sur-Serein (Yonne) lui a écrit récemment pour le remercier : « Sans
votre commune en éclaireur, nous serions isolés, dans le noir, et par frilosité
et fatigue, nous aurions baissé notre garde très vite. » Des messages comme
ça affluent tous les jours sur la messagerie de la mairie de Janvry depuis octobre.
« Et encore plus depuis que la préfecture a abandonné, le 6 décembre,
son recours contre notre délibération, note Christian Schoettl. Cela a ouvert
la voie à des communes qui hésitaient. »
Pour nous, la réforme des
rythmes scolaires passe par une concertation publique de tous les habitants pas
seulement des parents d’élèves, car nous sommes tous concernés !
Pour aller plus loin, consultez le site suivant:http://www.clrdrs.fr/
Sandra Haslé
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